LA NAISSANCE D'UN ROYAUME
Louis, en 1440 ; - Amédée IX, dit le Bienheureux, en 1465 ; - Philibert Ier, surnommé le Chasseur, en 1472 ; à Charles Ier, surnommé le Guerrier, en 1482 ; - Charles-Jean-Amédée ou Charles II, en 1490 ; - Philippe, surnommé sans Terre, en 1496 ; - Philibert II, surnommé le Beau, en 1497 ; - Charles III, surnommé le Bon ou le Malheureux, en 1504 ; -Emmanuel-Philibert, surnommé Tête de Fer ou le Prince à cent yeux, en 1553 ; - Charles-Emmanuel, surnommé le Grand, en 1590 ; - Victor-Amédée Ier, en 1630 ; - François-Hyacinthe, en 1637 ; - Charles-Emmanuel II, en 1638.
Peu d'éloges et de panégyriques princiers valent ce que dit Olivier de La Marelle d'Amédée VIII. « En ce temps où l'Europe entière était en armes, le duc, homme de vertus singulières, était enclin a la paix ; il vécut sans guerre avec Français et Bourguignons et si sagement se gouverna parmi tant de divisions, que son pays de Savoie était le plus riche, le plus sûr, le plus plantureux de tous ses voisins. »
Les développements et la prospérité d'Annecy datent de ce règne. Chambéry reçut dans ses murs l'empereur Sigismond, qui, le jour même de son arrivée, en 1416, érigea en duché le comté de Savoie. L'ordre de Saint-Maurice fut créé par Amédée VIII, en 1434. Quoique le duc Louis fût loin de posséder les qualités de son père, et quoique son règne ait été beaucoup moins glorieux, ses alliances apportèrent aux souverains de Savoie le titre de rois de Chypre et de Jérusalem. Des froids excessifs, des pestes, des famines et des dissensions intestines concoururent à rendre malheureux le règne d'Amédée IX et la régence qui suivit.
Sous le règne suivant, quoique le duc Charles ait été surnommé le Guerrier, la Savoie retrouva des jours meilleurs. La cour de ce prince était, disent les chroniqueurs du temps, une parfaite école d'honneur et de vertu. Ce fut à cette école que l'évêque de Grenoble conduisit, en 1488, son neveu Pierre du Terrail, qui devint depuis l'illustre Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche. Jeune alors, ce héros servit le duc Charles Ier, en qualité de page, et continua son service auprès de sa veuve Blanche de Montferrat.
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